Omar Ibn Al-Khattab – Partie 1

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 « Dans ma communauté, il y a des gens inspirés. Par Allah, ‘Umar est l’un d’entre eux ! »

 [Parole du Prophète Muhammad paix sur lui, rapportée par 
Al-Bukhârî d’après Abû Hurayra et aussi Muslim d’après ‘Aïsha.
]

– Introduction –

D’un homme rude et dur comme ‘Umar , l’islam en a fait un des chefs d’état les plus justes et les plus magnanimes dans l’histoire de l’humanité.

Cet homme qui, étant encore dans l’ignorance du polythéisme, s’inquiétait du sort d’une simple mule lorsqu’il devint un chef ayant sous son autorité plus grand territoire que n’aurait jamais pu posséder un roi ou un empereur.

L’auteur de ce miracle est l’islam. Seul le Qu’ran a pu attendrir un tel homme et le faire fléchir.

Laissons-le nous raconter lui-même sa conversion.

– Conversion de Omar Ibn Al-khattab –

 En effet, dans l’ouvrage intitulé Usdu al-ghâba (les lions de la forêt) d’Ibn Al-Athîr, il est écrit : Umar Ibn Al-Khattâb – que Dieu l’agrée – a dit :

« Aimeriez-vous savoir comment Dieu m’a guidé vers l’islam ?

On lui répondit : « Oui ! »


Il dit : « J’étais l’un des pires ennemis du Prophète paix sur lui. 
Mais voilà qu’un jour, alors que je marchais, sous une chaleur torride, dans une ruelle de la Mecque, un homme est venu à ma rencontre et m’a dit, sur un air de reproche : Tu prétends vouloir éliminer Muhammad alors que ce qu’il prêche a contaminé même ta famille.

Je lui demandai d’être plus explicite, et il me répondit : «Ta sœur a renié la foi de ses ancêtres. »

 Sous le coup de la colère, je me précipitai chez ma sœur pour voir de quoi il retournait.

Il faut préciser que le Prophète avait l’habitude de répartir les premiers convertis en petits groupes et de les placer sous la responsabilité et à la charge du plus aisé d’entre eux.

C’est ainsi qu’il avait adjoint deux hommes à mon beau-frère. Arrivé à la demeure de ma sœur, je frappai à la porte, décidé à en avoir le cœur net.

On a demandé qui était là et j’ai décliné mon identité. Ce fut comme une panique à l’annonce de mon nom.

Les gens qui étaient réunis pour lire le Coran et le méditer, en entendant ma voix, avaient quitté précipitamment la pièce où ils étaient, oubliant derrière eux un feuillet du Coran.En m’ouvrant la porte, ma soeur était troublée.

Je l’interpellai rudement : « Ô ennemie de toi-même, on m’a dit que tu avais renié la religion de tes ancêtres ! »

Devant son silence, je l’ai frappée au visage, provoquant une saignée de sang. Alors, en pleurant, elle m’a répliqué :

« Oui ! Je me suis soumise à Allah : Fais ce que tu veux ! »

Puis, je suis entré à l’intérieur de la maison et je me suis assis sur un divan. C’est alors que j’ai aperçu le feuillet dans un coin. J’ai dit à ma sœur : « Qu’est-ce que c’est ? Fais-moi voir. »

Elle me répondit : ` »Non ! Je ne peux te le donner. Tu n’es pas digne de le toucher ! Tu ne te purifies pas ! Car seuls les gens en état de purification peuvent le toucher. »

Je ne cessai d’insister, jusqu’à ce qu’elle me l’eut donné.

– Omar Ibn Al-khattab et le Qu’ran ! –

J’ai commencé à lire :

« Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-miséricordieux ! »

J’ai aussitôt été saisi de panique et j’ai lâché le feuillet.
Reprenant mon calme, j’ai ramassé le feuillet et j’ai continué à lire :

« Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie Allah. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. »

[ Sourate 57 – Verset 1 ]

Chaque fois que je lisais un passage mentionnant le Nom d’Allah , je ressentais un tressaillement en moi, jusqu’à ce que j’arrive à la parole du Très-Haut  :

Croyez en Allah et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance. Ceux d’entre vous croient et dépensent [pour la cause d’Allah] auront une grande récompense.

Et qu’avez-vous à ne pas croire en Allah, alors que le Messager vous appelle à croire en votre Seigneur? Et [Allah] a déjà pris [acte] de votre engagement si vous êtes [sincères] dans votre foi.

 [ Sourate 57 – Versets 7/8 ]

Là, je me suis arrêté et, touché par tant d’éloquence et de Majesté, je proclamai :

« J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et j’atteste que Mouhammad est le messager d’Allah »
 

Les gens cachés dans une autre pièce sortirent alors en criant 

« Allah est grand !« 

Ils me dirent : ‘Réjouis-toi, ô Ibn Al-Khattâb ! Nous avons entendu le Messager d’Allah invoquer Allah  ce lundi en disant :

Seigneur, honore l’islam par la conversion de l’un de ces hommes : « Amr Ibn Hishâm ou ‘Umar Ibn Al-Khattâb ! Nous espérions qu’il en soit ainsi ! » Je leur ai demandé alors de me montrer où je pourrais trouver le Prophète. On m’indiqua une demeure au bas de la colline de Safâ.

Je leur ai demandé alors de me montrer où je pourrais trouver le Prophète. On m’indiqua une demeure au bas de la colline de Safâ.

Je m’y rendis et, en arrivant, j’ai frappé à la porte en m’annonçant. Les musulmans, connaissant ma dureté et ma haine envers le Prophète , refusèrent d’ouvrir la porte. Mais l’Envoyé d’Allah ordonna qu’on m’ouvrit. Après m’avoir ouvert, deux d’entre eux essayèrent de s’emparer de moi, mais le Prophète leur ordonna de me laisser.

Alors, il s’approcha de moi, prit par les vêtements et me dit :

« Soumets-toi à Allah, Ibn-Al-Khattâb, il ajouta, ô Seigneur, guides-le ! »

C’est alors qu’entre ses mains, j’annonçai ma conversion en prononçant l’attestation de foi (shahâda).

L’assistance accompagna mon annonce par un Allâhu akbar (Allah est grand) que tous les habitants de la Mecque entendirent. »

– Son Histoire –

Umar Ibn Al-Khattâb est né à la Mecque, treize ans après la naissance du Prophète. Issu de la tribu des Banu ‘Adi, son père Al-Khattâb était un des notables de Quraysh, tandis que sa mère Hintima appartenait au clan des Banû Makhzûm, par son père Hâshim Ibn Al-Mughîra.

Depuis des temps immémoriaux, sa famille avait charge d’arbitrage et de médiation entre les tribus, de même que la mission de traiter et de négocier avec les tribus ennemies.

Il appartenait donc à la noblesse de la Mecque et à sa classe dirigeante. Dans son enfance, il s’occupa de paître le bétail de son père en compagnie d’autres enfants de la Mecque. Plus tard, il s’adonna au commerce, allant quelque fois même en Syrie avec des caravanes.

Il n’était pas, ce qu’on peut appeler, un riche commerçant, mais il arrivait à vivre aisément et dignement, ce qui lui assurait une place respectable au sein de la société mecquoise. D’un caractère dur et quelque peu brutal, il fut élevé dans la fierté, vaillance et la justesse dans la décision.

Vidéo en Anglais sur Umar Ibn Al-Khattab

source : sajidine